Archives par étiquette : hyper revue de presse

Le mobile film festival – Chronique France Info du 30 janvier 2014

Le Mobile film festival, dont France Inter est partenaire, présenté dans « Histoires connectées » du jeudi 30 janvier 2014, la chronique de Claire Leproust dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Chronique radio indisponible pour le moment.

La chronique écrite : 

Claire Leproust : En place depuis 9 ans, le mobile film festival est donc revenu. Le principe est simple, les réalisateurs amateurs ou professionnels sont invités à poster un film d’une minute filmé avec leur téléphone portable. 50 films sont alors sélectionnés et tous mis en ligne sur le site du Mobile film festival.

Olivier Emond : On imagine que comme c’est un festival, il y a un prix d’un jury.

C.L : Oui, il y a en fait deux prix, celui du jury présidé par JP Jeunet, le réalisateur de Délicatessen et Amélie Poulain entour d’auteurs, réalisateurs, producteurs et comédiens. Le meilleur film gagne une dotation de 15 000€ apporté par BNP Paribas pour financer son court métrage.

Il y a aussi le prix du public, chacun peut voter pour les films qu’il préfère et contribuer à faire gagner un film dont le réalisateur percevra 3 000€ de dotation financé par ULULE, la plateforme de crowdfunding, c’est à dire de «  financement par dons des gens ». Il faut préciser que le prix du public est encore ouvert aux votes jusqu’au 6 février 2014.

O.E : L’histoire étant très courte, quels genres de films ont donc été sélectionnés cette année ?

C.L : Il y a essentiellement des fictions, dans la veine des courts métrages plus que des vidéos de podcasters ou de webséries que l’on trouve sur Youtube ou Dailymotion. Il y a un peu d’animation, et même une comédie musicale.

O.E : De ces 50 films, on peut dégager des sujets des tendances de sujets traités ?

C.L : Pour être honnête, les films sont plutôt noirs, dans tous les registres des sujets de société à un humour un peu gore ou de gangsters, certains évoquent la peur, d’autres la loose, notamment dans les couples.
Mais il y a des films très touchants comme celui d’un jeune, qu’on voit filmer sa grand mère atteinte d’Alzheimer. Elle s’effraie dans l’ascenceur, en prenant son propre visage pour celui d’une méchante femme, son petit fils lui dit que si elle sourit, le visage d’en face va lui sourire aussi, et comme ça, il réussit à la calmer alors qu’elle se sourit à elle même.

O.E :  Est ce qu’il y a des spécificités à tourner avec un téléphone portable, comme il y en a eu avec une caméra super 8 ou aujourd’hui avec une Go pro ?

C.L : Oui, je crois, le téléphone est une caméra de l’intime, du proche, d’un usage très grand public. C’est la caméra du plan séquence, sans montage. Les films du festival sont évidemment plus réalisés que ce que nous filmons en tant que spectateur de nos vies. Sur un autre sujet, les vidéos prises par le téléphone servent aussi l’information, apportent des témoignages imparables, c’est ce qu’on a vu pendant le printemps arabe notamment, vidéos qui ont souvent été réinjectées dans des JT mais aussi dans des grands documentaires.

Le Mobile film festival est donc encore ouvert aux votes du public sur le site et son application, une bonne façon de voir des nouvelles formes de création audiovisuelle.

 

Fukushima an 3, un webdoc sur l’après Fukushima – Chronique France Info du 23 janvier 2014

FUKUSHIMA AN 3, un grand Format Multimedia diffusé sur le site Lemonde.fr, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 23 janvier 2014, la chronique de Claire Leproust, dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Chronique radio indisponible pour le moment.

La chronique écrite : 

Claire Leproust : Présent au Japon pour une interview du grand maître de l’animation Miyazaki, Jérôme Fénoglio, grand reporter au Monde, a voulu retourner 3 ans après le séisme du 11 mars 2011 pour saisir l’après Fukushima. Il en a rapporté un article paru dans le magazine M du week-end dernier et, pour la première fois au Monde.fr, un Grand Format qui se présente comme un article que l’on scrolle de bas en haut sur sa tablette ou son ordinateur, enrichi de photos, de paysages animés, de cartes et de textes.

Olivier Emond : L’édito dans le magazine M commence par cette phrase «  le journalisme est une affaire de temps », comment ce Grand Format « Fukushima an 3 » en est-il une illustration ?

C.L : C’est d’abord tout simplement rare qu’un grand reporter revienne sur le lieu d’un événement passé. En l’occurrence, Jérome Fénoglio a rappelé le même photographe japonais qui l’avait accompagné la première fois et qui lui avait permis de communiquer avec les habitants des lieux les plus touchés par le séisme. Le grand reporter raconte qu’en retrouvant ces mêmes gens, une confiance s’est établie, la parole a pu se libérer, avec moins de réserve et de pudeur. Le temps, c’est aussi celui du lecteur, car ce grand format multimedia fait une trentaine de pages et se regarde et lit plus lentement.

O.E : Les deux journalistes ont donc parcouru les campagnes, les bords de mers, rencontrer des familles disloquées et des habitants. Ils racontent que le traumatisme demeure après ce séisme qui a tué 20 000 habitants et a fait évacuer 600 000 personnes.

C.L : Au nord, là où le tsunami a le plus dévasté la côte, les habitants racontent la peur qui demeure, celle notamment des pêcheurs qui osent à peine l’avouer et ne peuvent plus voir la mer comme avant. A Taro, une muraille de 10 mètres avait pourtant été bâtie, elle n’a pu empêcher la vague même si elle a permis à des habitants d’avoir le temps de se mettre à l’abri. Aujourd’hui, un mur encore plus haut est en construction et les habitants devront être relogés en hauteur sur la colline.

Otsushi, c’est une ville qui a été dévastée par les eaux et par le feu, des victimes n’ont pu être identifiées et le deuil des familles sans rituel funéraire est comme impossible. 

Les journalistes ont aussi retrouvé ce maire élu quelques jours avant le séisme et qui a avait fait preuve d’un héroisme civique alors même qu’il avait perdu sa femme. Aujourd’hui, sa principale obsession est de reloger les habitants, mais tout prend du temps, l’administration est lourde. La plupart des gens sont encore logés dans des maisons vétustes et provisoires. Ils sont souvent séparés de leur famille, de leurs voisins.Tant qu’ils n’auront pas leur nouvelle maison, ils sont comme sans mémoire et empêchés de se reconstruire. Une photo s’arrête sur cette grand mère qui a perdu son mari et ses 3 petites filles, tous pris dans le tsunami alors qu’ils venaient la chercher. En dessous, une photo de cerfs volants et fanions d’un cirque semblent bien dérisoires, mais le clown fait rire les enfants.

O.E : Au sud, plus près de Fukushima et de la centrale nucléaire, c’est un sentiment de colère qui s’exprime chez les habitants.

C.L : Oui, car au début, l’administration a fait s’exiler les populations, pas tout de suite d’ailleurs. Puis tant Tepco, la société d’électricité, que le gouvernement, n’ont cessé de prendre des décisions aléatoires. Des habitants n’arrivent pas à se résigner qu’ils ne reviendront pas dans leur maison. Ils aimeraient au moins que les personnes âgées puissent avoir le droit d’y finir leurs jours. Une image montre ce fermier qui regarde de chez lui, via des webcams, sa maison et son jardin à distance.

O.E : Il y a aussi la peur dûe à l’exposition aux radiations.

C.L : Les journalistes ont retrouvé cette femme devenue militante anti nucléaire, mais elle a transmis une réelle angoisse à son fils. On imagine que des angoisses comme celle ci, il y en a beaucoup.
Le Grand Format se termine sur ces indemnités versées par Tepco à certains habitants comme pour se dédouaner, dédommager et qui engendre une culpabilité, celle de vivre de l’argent de cette société comme une rente de situation mal vécue finalement.

 Le Japon connaît deux à trois fois par siècle ce genre de séismes, les anciens le savent, mais à chaque fois, le drame est profond, le pays reconstruit, la vie reprend, mais 3 ans plus tard c’est encore trop récent.

C’est FUKUSHIMA an 3, le premier Grand Format du Monde.fr, sur tablette et sur le site et l’application du magazine M.

 

« Les expatriés du Sud-Oued à Paris » – Chronique France Info du 16 janvier 2014

« LES EXPATRIES DU SUD-OUEST A PARIS », un webdocumentaire diffusé sur le site Sud-Ouest.fr, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 16 janvier 2014, la chronique de Claire Leproust dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Chronique radio indisponible pour le moment.

La chronique écrite : 

Claire Leproust : J’ai parlé la semaine dernière du webdoc  « Photo de classe » avec de jeunes écoliers de parents immigrés en quête de leurs origines et aujourd’hui, j’ai choisi de parler de ce webdocumentaire qui lui, donne la parole à ces « immigrés » à l’intérieur de la France, en l’occurrence venus du sud-ouest pour aller vers Paris.

Olivier Emond : C’est un sujet qu’a proposé Marie Deshayes, jeune journaliste de 26 ans du département web du quotidien régional Sud Ouest.

C.L : Après des études de journalisme à Science Po Montpellier et c’est en travaillant à la rédaction du site internet qu’elle a proposé de raconter des histoires d’émigration qu’elle a vécue enfant quand son père a décidé de ramener sa famille de Paris à Pau, sa ville natale. 
Elle a voulu comprendre en allant chercher des témoignages comment ceux qui changent de région et s’adaptent à leur nouveau lieu de vie, comment ils construisent un nouvel équilibre et quel lien ils gardent avec comme on dit  « leur pays », même si c’est en France.

J’ai aussi voulu parler de cette histoire, parce qu’elle permet de saluer le travail personnel de cette jeune journaliste qui a réalisé toute seule ce webdocumentaire, parce qu’elle aime le multimedia, les nouvelles formes d’écriture documentaires et qu’elle l’a réalisé en dehors de ses heures de travail sans compter ses heures pour y arriver. C’est un encouragement pour elle et pour le journalisme sur internet qui peut aussi apporter une vraie richesse éditoriale et pas que du buzz ou du flux de dépêches.

O.E : Après ce plaidoyer… au travers des portraits que le webdoc nous montre, pour quelles raisons ces expatriés du Sud-ouest sont ils venus et se plaisent-ils à Paris ?

C.L : En général, ils sont venus pour le travail, un emploi dans la fonction publique, un poste d’ingénieur ou encore se rapprocher de Paris, qui reste un aimant pour ceux qui évoluent dans l’artistique comme ce joueur de guitare ou cette écrivaine. Tous deux racontent que le désir de venir à Paris est venu de leurs lectures, pour l’une des auteures du XIXème et pour l’autre de magazines de rock.
Parmi les portraits choisis, on sent une satisfaction assez générale d’habiter Paris ou la région parisienne sur le plan du travail , comme avec ce couple de pompiers.
Mais tous parlent aussi des difficultés vécues comme le stress, le manque de temps, le temps des transports et surtout du logement.

S’ils n’ont pas tous envie de revenir vivre dans le sud ouest, ils sont tous unanimes, c’est là-bas qu’ils ont leurs attaches et qu’ ils y reviennent tous très régulièrement. Le personnage qui résume le mieux ce sentiment c’est Fabrice, qui ne peut pas se passer des férias.

O.E: Le webdoc est enrichi d’articles sur la démographie qui confirment que les français ne sont pas des grands mobiles même entre les régions.

C.L : Oui quelques chiffres sont très précis comme celui de l’Insee qui indique que 78% des personnes nées en Aquitaine y vivent toujours, et que 60% qui y vivent y sont nés. La population la plus mobile étant sans surprises : les jeunes, pour leurs études ou un travail.

Un webdoc qui se lie en scrollant, l’écran de bas en haut, et qui invite les internautes expatriés du Sud Ouest à témoigner par écrit. C’est sur le site de SudOuest.fr, « Les expatriés du Sud Ouest » !

« Photo de classe », le webdoc sur la diversité à l’école – Chronique France Info du 26 décembre 2013.

« PHOTO DE CLASSE », un webdocumentaire de TV5 Monde sur la diversité à l’école, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 26 décembre 2013 (REVOIR LA DATE), la chronique dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Chronique radio indisponible pour le moment.

La chronique écrite : 

Claire Leproust : « Photo de classe », c’est un joli travail documentaire très frais qui se passe dans une classe de CE2 dans une école du 18 ème arrondissement de Paris où beaucoup d’élèves ont des parents qui ne sont pas nés en France. Pendant l’année scolaire 2012-2013, leur institutrice les a fait travailler sur leurs origines et l’histoire de leur famille.

Au début de l’année, l’institutrice met en place différents ateliers avec les enfants, le premier atelier consiste à raconter d’où chacun vient. On les voit aussi découvrir dans un autre atelier les langues parlées à la maison, chaque enfant devant faire deviner aux autres la signification d’un mot qu’il écrit à la craie sur le tableau noir.

Olivier Emond : Là où ce projet « Photo de Classe » prend vraiment son sens, c’est quand l’institutrice se rend compte que souvent les enfants ne connaissent pas bien l’histoire de leurs parents et pourquoi ils ont immigré en France. 

C.L : Chaque enfant a dû aller interviewer ses propres parents, comme un pro, on voit l’enfant derrière une caméra sur pied, un casque pour le retour du son, les parents assis en face. Par exemple, quand ce petit garçon demande à son papa venu de Guinée pourquoi il n’était pas allé à l’école, son papa lui apprend qu’il était l’aîné et qu’il devait garder le bétail. Une autre petite fille apprend que sa maman a connu la guerre en Iran et qu’elle n’est jamais rentrée de ses vacances en Europe à cause de la République islamique établie en 1979. Une autre mère venue du Portugal évoque elle la honte qu’elle ressentait parce que sa propre mère ne parlait pas bien français et qu’elle n’osait pas dire qu’elle était gardienne.
Et cette belle séquence des retrouvailles à l’aéroport racontée par une maman venue de Moldavie comme son mari.

O.E : Après avoir fait ce travail individuel et collectif avec la classe sur leurs origines, les enfants vont être invités par leur maitresse à discuter du racisme et de l’immigration et là ça donne des séquences savoureuses.

C.L : Oui il y a une scène où l’on voit deux enfants comparer leur couleur de peau, le plus noir des deux disant à l’autre qu’il n’est pas marron mais beige foncé et l’autre lui dit qu’il existe des peaux plus noires que la sienne, comme pour le rassurer. 

Avec cette dernière phrase « c’est pour ça qu’on a inventé le racisme, c’est pour que les humains se détestent sans se manger », on comprend qu’à 8 ans le racisme c’est absurde, qu’à cet âge dit de raison, il y a encore très peu de préjugés.

O.E : Est ce que ce webdocumentaire Photo de classe qui a rencontré beaucoup de succès auprès d’instituteurs et directeurs, pourrait s’étendre à d’autres écoles ?

C.L : Oui, d’abord parce qu’il a une vocation d’éducation dans le savoir-vivre ensemble, il faut rappeler qu’à Paris ou en Seine et Marne par exemple plus de 40 % des enfants ont un parent immigré. Et surtout, ce webdocumentaire a été conçu comme un outil mis gratuitement à la disposition des écoles, il suffit juste de s’inscrire sur le site.

Photodeclasse.org,  le webdocumentaire produit par l’agence Narrative a aussi été parrainé par Liliann Thuram. 

« Le Grand Incendie » – Chronique France Info du 19 Décembre 2013

« LE GRAND INCENDIE», un documentaire intéractif proposé par France Télévisions Nouvelles Ecritures, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 19 décembre 2013 (REVOIR LA DATE), la chronique dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info. 

Chronique radio indisponible pour le moment.

La chronique écrite : 

Olivier Edmond : Ce matin, on parle d’un sujet difficile avec ce film mis en ligne mardi sur le site de francetv.info puisqu’il est consacré à la mémoire de personnes qui se sont immolées par le feu dans un lieu public.

Claire Leproust : LE GRAND INCENDIE fait partie de ces films qui aborde avec une grande délicatesse 7 cas de suicides par immolation et nous invite à comprendre ce qui est plus que des faits divers. La realité est qu’en France, depuis 2011 une personne s’est immolée par le feu tous les 15 jours.

O.E : Toutes ces personnes se sont immolées dans des lieux publics, et toujours en lien avec une grande souffrance au travail ou lié au chômage, pourquoi Samuel Bollendorf et Olivia Colo, les auteurs, ont ils décidé d’aborder ce sujet ?

C.L : En faisant un parallèle avec l’immolation de Mohamed Bouazzizi en Tunisie qui avait déclenché la révolution tunisienne en 2010, les auteurs se sont interrogés sur le silence de la société française face à ces actes dont la presse a pu parler, mais restés finalement sans suite, comme dans une situation de non dit général. Pourtant ces actes sont tous liés a une grande détresse face au monde du travail, une hierarchie avec laquelle la communication, l écoute, la considération ne sont plus plus possible.

O.E:  Pourquoi les auteurs ont ils décidé de ne parler que d’immolation et non d autres formes de suicides qui pourraient être motivées par les mêmes raisons ?

C.L : Ils évoquent l’immolation sur des lieux publics parceque cette forme de suicide est un ultime acte contestataire, un message adressé aux institutions, à l’entreprise, à la société toute entière , et donc à nous tous.

O.E : Comment se regarde ce film interactif ?

C.L : C’est un film documentaire qui s’écoute plus qu il ne se voit même s’il y a 1 heure de vidéos. On se trouve face à deux paroles qui s’opposent,  deux courbes parallèles qui avancent un peu comme sur un électrocardiogramme . En choisissant la voix des institutions, on peut voir des archives comme la chasse à l’assistanat sous la présidence de Sarkosy,  les difficultés de Pôle Emploi suite a la fusion de l’Anpe et des ASSEDIC, le président de France Télécom Orange expliquant la marche forcée de l entreprise en pleine mutation. Sur l’autre courbe, on s’arrête sur les lieux de chaque immolation, un plan fixe et silencieux, comme une tombe ou l’on viendrait se recueillir, et les témoignages des proches, sans jamais rentrer dans l’intimité et la vie privée de ces personnes.

O.E : Un webdocumentaire grave pour cette fin d’année…

C.L : Oui, j ai hésité mais il faut le voir comme un message pour qu à tous les niveaux on pense un peu plus a écouter ceux qui sont en souffrance, il y a tellement de non dits dans les entreprises. L’emploi comme le non emploi sont des moments importants de la vie. 

 

CHARTE DES REPORTERS – LES HAUT-PARLEURS

IL FAUT CAPTIVER VOTRE AUDIENCE !

  • Vous parlez à votre génération de sujets qui concernent votre génération !
  • Les premières secondes sont essentielles pour retenir l’attention :
    Pensez aux usages : votre vidéo sera regardée de + en + sur un smartphone via Facebook par exemple, mais aussi beaucoup sur la télévision et autres écrans.
  • Votre ton est franc, libre et spontané. Soyez vous-même, authentique. Imaginez toujours que vous racontez votre reportage à vos amis. Préparez mais ne lisez pas vos notes, cela vous permettra d’être plus naturel. Il faut dire et ne pas lire. Évitez absolument le ton reportage télé!
  • Montrez que c’est vous qui êtes sur le terrain, partagez votre expérience personnelle en utilisant le “je”.

CONDUCTEUR

I. DÉBUT DE LA VIDÉO : les 10 premières secondes sont cruciales: elles doivent être percutantes.

  • Elle doit commencer par l’extrait le plus fort de votre reportage (environ 10sec). Ça peut être un extrait de séquence ou d’interview que l’on retrouve dans votre vidéo.
  • Ensuite, présentez-vous face caméra (plan serré idéalement) et introduisez votre sujet par une phrase d’accroche qui donne envie, qui étonne, qui questionne…

Exemples : 

 

II. MARQUEZ UNE PAUSE après votre extrait fort et votre accroche (pour pouvoir incruster le générique).

III. FIN DE LA VIDÉO : Concluez en vous adressant face caméra à l’audience.
En fonction de votre sujet, engagez la ou « réveillez » là !

    • Incitez-la à participer (en posant des questions en lien avec le sujet par exemple),
    • Demandez lui ce qu’elle pense de ce sujet en renvoyant vers un # sur Twitter par exemple,
    • Demandez lui de partager, d’en parler autour de soi,
  • Terminez par un appel à voir d’autres vidéos sur les Haut-Parleurs (sans mentionner de réseau social en particulier) pour nous aider à nous faire connaître

→ « N’oubliez pas de parler des Haut-Parleurs autour de vous pour que notre communauté grandisse »

Exemple : À la fin de sa vidéo, Coline engage l’audience en lui demandant de se mettre à la place de l’enseignant.

IV. VOTRE CONTENU : Une histoire forte racontée avec votre personnalité ! 

Parlez-nous de sujets qui vous ont marqué, qui vous tiennent à coeur et qui sont suffisamment étonnants.
Produisez votre reportage sur le terrain. Soyez sur l’humain.
À la fin de votre vidéo, votre audience doit avoir appris quelque chose et avoir envie de partager et de réagir. Soyez le plus pédagogue et clair possible.  

DURÉE
Votre vidéo doit durer 2’30 maximum.

AVANT LA COMMANDE :  
VOTRE SUJET, VOS PERSONNAGES, VOTRE INTENTION DE RÉALISATION

– Envoyez vos idées de sujets et angles relatifs aux thèmes définis à la rédaction.
– Le sujet et l’angle doivent être originaux et percutants.
– Après validation du sujet, envoyez un script détaillé comprenant la trame détaillée de votre sujet et des propositions de lieux de tournage. Décrivez la forme créative que vous voulez donner.
– Une fois le script validé, envoyez une vidéo test  de 20-30 secondes de ce qui sera le début de votre sujet, pour valider le ton.
– Le sujet sera commandé uniquement lorsque le script détaillé et le ton seront validés.

RÈGLES DE TOURNAGE

Avant toute chose, il est important que votre sujet soit diffusable à l’antenne. Tous les critères mentionnés ci-dessous doivent être impérativement respectés.

  • CADRE

Filmez-vous face caméra, en plan serré ou rapproché et regardez bien la caméra comme si vous parliez à une personne.
Filmez-vous à l’extérieur (balcons, terrasses et rooftops avec vue sont acceptés)

  • PRISE DE VUE

– Tournez impérativement en FULLHD et en 16/9
Attention : Nous n’acceptons pas les sujets tournés en 4/3.
– Réglez votre caméra à 25 images/seconde et en progressif (ne filmez pas en entrelacé, cela fait des trames sur l’écran).
– Pour les plans fixes et les interviews, utilisez un trépied ou un monopod.
– Nous ne prenons pas les sujets contenant des plans flous.
– Soyez sur l’humain, cadrez vos interviews de face.

– Tournez plusieurs valeurs de plans et de séquences pour avoir de la matière pour le montage.
– Attention aux réglages de la lumière : les images ne doivent pas être sous-exposées ou surexposées. 

Pensez à étalonner votre sujet ! 

  • PRISE DE SON

Important : votre son doit être impeccable : propre et mixé !

Pour vos face caméra et vos interviews, utilisez un micro-cravate ou à défaut un micro main qui doit être impérativement hors champ.
Enregistrez en stéréo, et attention à la modulation.
Le son ne doit pas saturer.
Lorsque vous filmez à l’extérieur, attention aux bruits parasites (vent, craquements…).

  • MONTAGE

Votre montage doit être dynamique et rythmé : évitez les longueurs et les répétitions.
Soyez créatifs  : N’hésitez pas à illustrer avec des photos, des infographies, des images, des dessins, à chanter… Pensez à incruster des titres et des chiffres s’il y en a.
Pensez web !

Les illustrations doivent arriver rapidement.
La première séquence d’interview doit arriver à maximum 1 minute et doit être forte.

  • EXPORT : 

La vidéo doit être livrée en 1080p
Résolution : 1920*1080px 
25 images / seconde 
Format : .MOV ou .MP4
Codec vidéo : Prores 422 ou H.264 
Son : AAC 48Khz

Veillez à DÉSENTRELACER votre vidéo ! 

À NE PAS FAIRE :
Pas de transitions (fondus, noirs, flous…), ni entre vos plans, ni au début/fin de votre vidéo, coupez simplement.

  • SONS ET MUSIQUE

N’hésitez pas à ajouter de la musique à votre sujet (y compris en fond).
Votre sujet doit impérativement être mixé : sons mixés, volumes égalisés.

– Les sons d’ambiance ou musique, si vous en mettez, ne doivent pas couvrir votre voix ni celle  de votre interview.
– Si vous vous voulez utiliser de la musique, assurez-vous qu’elle soit libre de droits.
Vous pouvez aussi vous servir de ce site: https://www.pond5.com/
Mentionnez la durée des morceaux utilisés.
Nous achèterons le morceau sélectionné pour vous.

À LIVRER SÉPARÉMENT :

Les sous-titres traduits en français avec les timecode.
Les synthés et crédits (dont les crédits musique, images, autres auteurs).
Attention: pour les crédits musique, il faut indiquer les timecode (cue-sheet).
La description de votre vidéo (présentez votre sujet, à la première personne, en max cinq lignes). Des propositions de titres originaux et percutants pour votre sujet.
Des liens vers des articles liés à votre sujet.

IMPORTANT : Si vous réalisez votre vidéo pour la première fois (et que vous ne figurez pas sur le site https://leshautparleurs.com), il IMPORTANT d’envoyer votre biographie (365 signes max) et votre photo.

PROCESS CONTRACTUEL 

Une fois le sujet commandé, n’oubliez pas de remplir la fiche de renseignement que vous aurez reçue de la part de Barbel et de la renvoyer avec le contrat. 

Pour toute question, contactez Hanane : hwguendil(at)fablabchannel.com 

LES HAUT-PARLEURS 2017
Une coproduction Fablabchannel et TV5MONDE

« La marché d’après », 30 ans de combat pour l’égalité – Chronique France Info du 5 Décembre 2013

« LA MARCHE D’APRES », un webdocumentaire sur 30 ans de combat pour l’égalité depuis la marche des beurs en 1983, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 5 décembre 2013, la chronique dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Retrouvez la chronique radio à 6’13 ici ! 

La chronique écrite :

Olivier Emond : Peut être commencer par raconter comment vous avez découvert ce projet ?

Claire Leproust : Début 2013, j’étais interviewée dans l’hyper revue par Mathieu Beauval pour parler d’un prix que nous avions décidé de lancer en associant Capa, la chaîne toute l’histoire du groupe AB et la plateforme kisskissbank pour donner une chance à des jeunes  talents de réaliser leur projet documentaire. C’est comme ça que nous avons choisi « la marche d’après » présenté par 3 jeunes journalistes de 23 ans à peine sortis de l’école et qu’on leur a permis de réaliser leur idée.

Leur idée, c’était de parler de la marche, dont ils n’avaient justement jamais entendu parler.

O.E : Si le documentaire s’attache, lui,  à raconter sur 30 ans une histoire de l’immigration maghrébine en France, le webdocumentaire dont nous parlons ce matin propose de nous refaire faire le parcours des marcheurs de Marseille à Paris.

C.L : Le webdocumentaire propose de refaire le parcours des marcheurs de Marseille, Lyon, Strasbourg à Paris et de mettre en vis à vis, la situation en 1983 à celle d’aujourd’hui sur des problématiques comme le rapport à la police, l’urbanisme, la représentativité en politique et la question d’égalité et d’intégration.

Le webdoc s’ouvre sur Marseille, on aborde le thème de la police et des citoyens. En 1983, il y avait cette violence, des bavures policières souvent impunies et un jour, suite à une nouvelle agression d’un jeune français fils d’immigré, la décision de marcher, à la fois pour exprimer le ras le bol mais aussi, comme le dit ce prêtre, pour aller à la rencontre des gens sur les routes de France.

En 2013, les contrôles de police sont là dans les cités, ce sont des contrôles qui rassurent les habitants comme le dit une femme.

O.E : La politique de la ville est aussi abordée avec ces images de destruction de barres d’immeubles en 83 notamment aux Minguettes à Vénissieux près de Lyon.

C.L : Des images toujours impressionnantes de destruction de ces tours trop vite construites pour héberger des dizaines de milliers d’immigrés du Maghreb, venus travailler dans les usines de la région. La reconstruction de nouveaux immeubles un peu plus loin du centre et le départ des classes moyennes… 
En 2013, les cités sont là, avec une moindre mixité sociale, les difficultés scolaires, l’ascenseur social qui est en panne, et trouver un emploi est encore plus dur pour les jeunes et il faut le dire, encore quand leur nom sonne « arabe » ce que raconte dans le webdoc un jeune diplômé qui a commencé à recevoir des réponses à son cv quand il s’est donné un prénom qui sonnait français (de souche).

À Strasbourg, nouvelle étape, le webdoc aborde l’encore faible représentativité politique de la diversité qui a fait des progrès notables quand on compare 2013 à 1983 et enfin la question complexe de l’intégration et de l’égalité, quand la marche se culmine à Paris.

C’est la question du racisme et de l’inégalité qui a provoqué la marche, un acte pacifique et politique en 83, le webdocumentaire donne la parole à un sociologue, un rappeur, un ancien marcheur, l’ex patronne de radio heur. Tous parlent de l’évidence pour ces 3 voire 4èmes générations d’être français. L’islamophobie s’est développée depuis le 11 septembre, c’est évidemment une nouvelle forme de racisme.  Mais comme le dit ce sociologue, rien à voir avec la pratique religieuse de l’islam qui s’est développée notamment chez les jeunes comme un des éléments identitaires dont ils ont besoin. 

Le webdocumentaire est aussi très riche en animation pour raconter des anecdotes et données des chiffres clés. C’est la « marche d’après » réalisé Jenna Lebras, Lucas Roxo et François Hume et diffusé à l’adresse « lamarchedapres.com » et sur les sites du monde, de « Toute l’histoire » et de Capa.

 

« Veduta », le webdoc sur l’art contemporain – Chronique France Info du 21 novembre 2013

« VEDUTA», un webdocumentaire qui sinscrit dans le cadre de la biennale dart contemporain à Lyon et qui raconte comment des familles vont vivre à la maison avec une Oeuvre dart, présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 21 novembre 2013, la chronique dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Retrouvez la chronique radio à 2’35 ici !

La chronique écrite :

Claire Leproust : L’idée de la biennale de Lyon qui a lieu en ce moment jusqu’à début janvier et dont France info et France Culture sont partenaires, a toujours été d’étendre l’exposition d’art contemporain au delà des murs et notamment dans les quartiers populaires. Cette année, c’est une expérience inédite qui a été proposée à 70 familles qui ont toutes été volontaires pour installer une oeuvre d’un artiste contemporain chez elles pendant 4 mois. 

Olivier Emond : Est ce que les familles ont pu choisir leurs oeuvres en fonction de leur goût personnel ou de la décoration de leur maison ?

C.L : Non justement, ça a été à chaque fois une surprise, avec l’appréhension de ne pas aimer ou de ne pas comprendre le sens de l’oeuvre, ce qui est souvent ce qu’on reproche à l’art contemporain. Ce qui est remarquable dans ce webdoc, c’est que toutes les familles ont vécu cette expérience avec générosité. Elles ont aussi pris cette mission très au sérieux puisqu’il fallait aussi faire découvrir l’oeuvre à leurs voisins et provoquer la discussion autour de ce que l’artiste a voulu dire.

O.E : Quels types d’oeuvres ont été exposées chez les gens?

C.L : Des tableaux, des installations, des lumières, des photos, des fresques réalisées par des artistes du monde entier. L’un des artistes, un japonais Nobuaki Tatekawa, a même proposé de vivre avec la famille en s’installant chez elle et en la faisant participer à la confection de l’oeuvre elle même, en l’occurrence un mobile de lampions tous peints et inspirés de la vie quotidienne dans cette famille lyonnaise.
Il y a aussi cette famille qui a accroché sur le mur du salon une installation vidéo qui prend la forme d’une pendule façon coucou suisse qui fait tic-tac… Mais qui n’a pas d’aiguilles….

O.E : Est ce qu’il y a des oeuvres d’artistes mondialement connus ?

C.L : Oui chez cette femme Pierrette, qui tenait un bar avant de travailler dans le social, il y a un tableau d’un artiste islandais Erro né en 1932 (qui a été exposé à Beaubourg récemment). Erro est connu pour son travail très visuel, ses peintures et ses collages engagés pour dénoncer les dictatures et la société de consommation. Pierrette a chez elle un tableau qui représente 2 pinup façon bande dessinée.

O.E : Enfin, il y a aussi un artiste qui, au contraire, a voulu garder l’anonymat et dont une oeuvre a été exposée chez un couple ?

L’anonymat est une façon pour ces artistes de protester contre la starification de l’art, contre la spéculation qui existe dans le marché de l’art. 

Une navigation simple avec une vue panoramique au dessus de la ville de Lyon, des bulles invitent à regarder chaque histoire et à découvrir les oeuvres exposées. Le webdocumentaire s’appelle VEDUTA et a été réalisé par Christophe Acker et Charles Henry Frizon, vous pouvez le retrouver sur le site de TELERAMA et à l’adresse webdocveduta.com !

« YANN LE PÊCHEUR » – Chronique France Info du 7 novembre 2013

« YANN, LE PÊCHEUR », un webdocumentaire sur un jeune pêcheur breton, diffusé sur les sites de la presse locale Le Télégramme et Sud Ouest, et présenté dans «Histoires connectées» du jeudi 7 novembre 2013, la chronique dans l’Hyper revue de presse d’Olivier Emond avec Fabienne Sintes, tous les jeudi à 9h15 sur France Info.

Retrouvez la chronique radio ici !

La chronique écrite :

Olivier Emond : Alors qui est Yann le pêcheur ?

Claire Leproust : A 23 ans, Yann Ollivier est le plus jeune pêcheur de Diben, un port de pêche dans le nord de la Bretagne près de Plougasnou. Ses parents sont agriculteurs, lui a décidé que la pêche serait son métier, même si c’est un métier difficile. Ce jeune marin a été repéré par deux journalistes, Cécile Andrieu et Florent Bouchardeau, tous deux connaissent bien le coin pour y passer leurs vacances depuis leur enfance. Ils ont eu envie de faire un reportage sur la passion et l’engagement de Yann et plus largement sur l’industrie de la pêche maritime.



O.E :  Ce jeune pêcheur travaille sur un chalutier de 12m qui s’appelle « les tontons flingueurs » dans quelles conditions travail t-il ? 

 C.L : Il commence à 3 h du matin. Sur un chalutier comme celui ci, la pêche est « artisanale », il part pour la journée et rapporte du poisson et des crustacés frais. Il raconte ce qu’il aime dans son métier, le danger du vent et surtout de la houle, et un peu de sa vie privée. 

O.E : Yann a suivi des cours dans une école maritime, est ce que ce métier attire toujours les jeunes ?

Les lycées maritimes ne désemplissent pas. La formation donnée aujourd’hui est aussi bien technique qu’axer sur l’environnement. Les jeunes souvent sont attirés par des pêches en haute mer, d’une durée plus longue, peut-être perçues comme plus excitantes. Yann lui en choisissant un petit chalut, peut envisager de devenir son propre patron en achetant un jour son bâteau, mais c’est un gros investissement. Les collectivités réfléchissent à mettre en place des aides. La formation se passe aussi sur le terrain, dans el cas de Yann c’est avec le patron du Chalut et les autres marins, fiers de transmettre leur savoir-faire

O.E : Le webdoc est aussi enrichi de beaucoup d’informations sur l’industrie de la pêche maritime et son écosystème et souligne notamment le sujet de la surpêche, de la réglementation, des fameux quotas dont on entend régulièrement parler et qui mettent souvent les marins pêcheurs en colère.

C.L : Oui, le webdoc est construit comme un document interactif très complet, et effectivement le sujet de la surpêche qui est un vrai dilemme est abordé. Il y a aussi des informations très pédagogiques en infographie sur les types de pêches bretonnes ( poissons et crustacés ). J’ai retenu un sujet qui est probablement celui dont souffre le plus ces pêcheurs au chalut et à la drague, ce sont les intermédiaires décrits dans la rubrique «  du filet à l’assiette », qui évidemment ponctionnent une partie de la marge. Quand j’ai posé la question à la coréal Cécile Andrieu de ce qu’elle retenait de cette enquête, elle m’a répondu « il faut dire aux gens d’acheter directement son poisson à ces pêcheurs » !

O.E : Au final, puisqu’on parle de vocation et de pêche, Yann a t’il raison de croire en l’avenir ?

C.L : Le webdoc prend l’internaute par la main, à lui de dire si oui ou non, Yann a raison et comme toujours, la vie est plus compliquée qu’un oui, qu’un non, mais il semblerait dans ce cas, que le oui d’une passion l’emporte.

Ce webdocumentaire est en ligne depuis fin septembre, il a déjà touché une audience importante et beaucoup de partages sur Facebook et Twitter. Une audience locale grâce aux sites de la PGR, le Télégramme et Sud Ouest, c’est un webdoc simple et interactif, efficace pour tous ceux qui aiment, la mer, ce métier et aussi la Bretagne.